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Les bouddhistes au Laos célèbrent avec ferveur un nombre important de fêtes traditionnelles. Ces célébrations se déroulent toutes les années de la même façon et tombent presque toutes les jours de la pleine lune. Chacune des fêtes trouve son origine et sa signification dans la religion bouddhique.
Les bouddhistes au Laos célèbrent avec ferveur un nombre important de fêtes traditionnelles. Ces célébrations se déroulent toutes les années de la même façon et tombent presque toutes les jours de la pleine lune. Chacune des fêtes trouve son origine et sa signification dans la religion bouddhique.
Mais les bouddhistes lao préfèrent célébrer ces évènements en fin de semaine parce qu’ils ont alors plus de temps libre. Chaque occasion de la vie, tels que la naissance, le mariage, l’enterrement, est prétexte à faire un «Boun», mais demeure essentiellement à caractère religieux.
La fête en Lao se dit «Boun».
Les fêtes au Laos sont généralement liées aux saisons agricoles ou aux jours fériés bouddhiques et varient en fonction du calendrier lunaire... La fête est pour les Lao un des moyens d’acquérir des mérites, ce qui est une philosophie bien sympathique.
Quelles sont les festivités traditionnelles?
*La fête du Premier mois de l’année (mois aîné) Boun Deuan Aï: la Retraite
Cette fête est plutôt célébrée au premier mois du calendrier lao. Le but de cette fête exprime la reconnaissance à la mère pour nous avoir donné la naissance et élevé avec de multiples difficultés et de l’endurance.
* La fête du riz amassé après la récolte: Boun Kong khao ou Boun Khun khao. Cette fête «Boun Kong khao ou Boun Khun khao «est célébrée au deuxième mois du calendrier lao, après la récolte du riz pour souhaiter la fécondité et la prospérité en denrées alimentaires.
C’est aussi une façon de rendre à la terre ce qu’elle a permis de récolter et aussi d’assurer de bonnes récoltes pour les années à venir.
*La fête de Makhabouça: Boun KhaoChi ou fête du pain
La fête de Makhabouça (Boun Khao Chi) a lieu le quinzième jour de la lune croissante du troisième mois du calendrier lao qui correspond au mois de février.
La fête de Makhabouça célèbre trois évènements importants de la vie du Bouddha: le rassemblement imprévu de 1250 moines à la pagode Paxétavanh en Inde la remise à ces derniers de règles monastiques et la prédiction de la mort du Bouddha...Avant, les Lao avaient organisé cette fête pour offrir les pains du riz aux bonzes et pour se partager entre eux en croyant que lorsqu’on a suffisamment des denrées alimentaires on aura de l’amitié avec tout le monde.
* La fête de Vat Phou Champassak a aussi lieu le même jour que les deux précédentes.
Cette manifestation se déroule sur l’esplanade du site préangkorien de Vat Phou… La fête religieuse atteint son apogée avec la cérémonie de TakBat qui a lieu au milieu des ruines.
*Le «Boun Phavet, Boun Mahasad» fête de la Grande Réincarnation
Le Quatrième mois de l’année, les lao accordent une attention spéciale à la fête du «Phavet» ou fête de la grande Réincarnation (Boun Mahaxad ) et qui a lieu du mois de février et à la mi-avril.
C’est une fête annuelle traditionnelle. Au cours de la fête, les bonzes des villages environnant sont invités par les responsables de la fête de chaque village. Les bouddhistes lao se réunissent dans la salle de réunion de leur pagode pour écouter les chants sur la vie du Phavet, le Sage et Ascète. Les bonzes lisent chacun à son à tour la vie du Phavet. Puis, a lieu une procession durant laquelle les fidèles se bousculent en dansant et en chantant jusqu’à la pagode.
Les bouddhistes lao croient que s’ils célèbrent ou assistent à la fête du Phavet, ils pourront, dans une prochaine vie, rencontrer le prochain bouddha (Pha Ariya Mettaï).
Il s’agit là, pendant la saison sèche, de glorifier Bouddha et de s’attirer des mérites Le récit d’une vie antérieure du Bouddha permettrait de mieux approfondir leur connaissance et leur foi dans l’enseignement du Bouddha. Cette fête est ponctuée de multiples lectures rituelles, récitées par les divers bonzes qui se succèdent en chaire. Pendant le récit, lorsqu’ils identifient certains passages, les fidèles attentifs aspergent l’assistance de grains de riz grillé pour marquer leur respect aux textes sacrés.
Des foules de laïcs participent à de multiples offrandes et la fête se termine dans l’allégresse par de grandes réjouissances populaires.
Très suivie au Laos, elle est seulement supplantée en popularité par le Pimaï, ou Nouvel An lao. Dans chaque pagode on célèbre cette fête le jour que les sages estiment le plus propice.
*La fête du Nouvel An lao, Boun PIMAY lao Boun Deuan Ha ou Boun Trout Songkane
Boun Pi May Lao, fêtes du Nouvel An Lao, ou encore appelées «Fêtes du 5ème mois» de l’année lunaire, Boun Deuane Ha, sont l’occasion de multiples réjouissances qui se déroulent chaque année au mois d’avril, Mésa en laotien, et durent trois ou quatre jours; cela varie selon les années. Sous le Raci met, le signe du Bélier (avril), les jours et les nuits sont d’égale longueur (équinoxe du printemps); à partir du mois d’avril, et à mesure qu’on avance dans le temps, les jours deviennent de plus en plus longs; c’est ce qui a décidé les Hora (astrologues) à placer le Jour de l’An Lao en avril, autrement dit au 5ème mois. De la sorte, la lumière s’ouvre devant nous, éclaire notre chemin: nous allons vers le Bonheur, vers la Civilisation.
Cette fête est également appelée Boun Trout Songkane: ‘‘Trout’’ signifiant fin et‘‘Songkane’’ le changement de saison…Il ya lieu, cependant, de remarquer l’heureuse coïncidence de la date ainsi obtenue avec le renouveau de la Nature; les arbres et les fleurs renaissent et la terre, exsangue, assoupie par les mois de chaleur et de sécheresse, s’éveille et reverdit sous les premières ondées. Ces jours-là seront officiellement chômés pour permettre aux gens de prendre part aux réjouissances populaires et ainsi de fêter Pi May dans leur village natal, de se retrouver en compagnie de leurs proches. Les maisons seront auparavant récurées et misent en ordre avec soin pour entrer dans la nouvelle année et éloigner les mauvais esprits.
Au cours de la fête du Nouvel an lao ont lieu plusieurs activités: l’arrosage d’eau parfumée mélangée à des fleurs sur des statues de bouddha, des bonzes, des personnes âgées, la fête à la maison, la formation de stupas de sable, le lâcher d’ animaux sauvages. Le jour de l’an, les lao préfèrent se visiter entre eux. Les enfants rendent visitent à leurs parents pour leur demander leur bénédiction et se faire pardonner les mauvaises actions commises au cours de l’année. Durant cette fête, des temps anciens jusqu’à nos jours, les lao offrent des tissus en soie à ces derniers en signe de respect et de reconnaissance. Dans certaines provinces, est organisée une procession de Nang Sangkhane (d’une jeune fille sélectionnée après concours pour être la représentante d’une des sept filles de Phagna Kabinlaphom) avec un défilé des ethnies en habits traditionnels. Cette célébration du Boun Pi May Lao, dure trois ou quatre jours.
*La fête de Visakhabouça: Boun Visakhabouça
Le quinzième jour de la pleine lune du sixième mois constitue une journée importante dans le Bouddhisme, car il coïncide avec le jour de la Naissance, de l’Illumination et de la Mort du Bouddha.
Les bouddhistes du monde entier célèbrent cette fête en recherchant la sérénité, et par des offrandes adressées aux esprits des Ancêtres. Au cours de ce mois, les lao organisent la fête aux esprits des ancêtres et la fête des fusées appellée aussi Boun Deuane Hong.
La fête des fusées ou Boun Bang Faï .C’est une des activités consacrées à vénérer les divinités tutélaires des villes pour demander la fécondité des pluies, la prospérité des plantes alimentaires, en particulier pour demander des pluies plus abondantes aux esprits du ciel pour la culture et pour obtenir une bonne récolte… Cette fête des fusées est accompagnée de réjouissances diverses.
Autrefois, dans certaines provinces, districts et villages, chaque Bang Faï ou fusée était accompagnée d’une troupe de danseurs et de danseuses en costumes traditionnels.
Des prix étaient décernés à la plus belle Bang Faï mais ainsi qu’aux plus belles danses. Certes, le prix le plus convoité est celui qui récompense la fusée qui monte le plus haut ou qui va le plus loin (aujourd’hui cette procession existe encore à Savannakhet)...
*La Purification, la Protection, la Libération des Esprits.
Les jours de la lune décroissante du Septième mois, les lao préfèrent organiser la fête de la purification.
Cette fête a pour but de se purifier son corps et son coeur des mauvaises actions pour que l’esprit soit plus serein et de faire le vœu de ne faire et que de bonnes bonnes actions pour le bien- être et la prospérité du village et de la ville.
*La fête d’entrée dans le carême bouddhique: Boun Khao Phansa
Le huitième mois se trouve en pleine saison des pluies. Les lao sont en cours de travaux champêtres. C’est la période de la reproduction pour les animaux, en particulier les animaux sauvages.
Le seigneur Bouddha, avait inscrit dans les règles disciplinaires d’interdire à tous les bonzes de circuler librement.
Ils doivent rester dans la même pagode pendant les trois mois pluvieux successifs de peur qu’ils abîment les diguettes, les cultures ou tuent par inadvertance de petits animaux sur leur passage.
A la veille de la journée d’entrée dans le carême, les bonzes de toutes les pagodes font la propreté et entreprennent des rénovations de leur logis ou des lieux monastiques. Pendant cette période, les lao n’aiment pas organiser le mariage. La plupart des bouddhistes arrêtent de boire de l’alcool, de consommer des stupéfiants ou de tuer des animaux.
*La fête de Boun Ho Khao Padabdinh (fête des morts):
La fête de Ho Khao Padabdinh est une fête pour les morts, organisée au neuvième mois. Cette fête a lieu le 13ème jour de la lune décroissante du 9ème mois du calendrier lao, c’est à dire à l’heure de la plus grande obscurité. Cette fête des morts est plus austère car les lao pensent que les morts sont dans le monde des morts ou des diables.
Certains sont en enfer et souffrent. Parfois ils sont torturés et affamés. Ce jour là, les chefs de l’enfer autorisent aux torturés de regagner le monde humain pour recueillir les dons.
Cette fête symbolise la reconnaissance des lao envers leurs parents décédés. Même s’ils se sont déjà exprimé par des offrandes à leurs morts, cette fois ils déposent sur des arbres ou sur le sol des nourritures diverses tels que des gâteaux, du riz, des fruits, etc....surtout les mets que leurs parents aimaient le plus lorsqu’ils étaient en vie…
*La fête de Boune Ho Khao Sak ou Salark:
• La fête de Boune Ho Khao Sak ou Salark est célébrée au dixième mois.
Les paysans font cette fête en l’honneur des esprits de la rizière (Phi Tahèk). Ils leur demandent de bien veiller à la culture du riz et à l’eau pour le maintien des plants. Selon la légende, ces esprits peuvent prévoir la météo. Ils connaissent même quelle année qu’il pleuvra en abondance ou quelle année il y aura la sècheresse. Ils pourront le communiquer aux hommes. Ils peuvent donner aux paysans le conseil de cultiver le riz au moment propice pour obtenir de bonnes récoltes.
*Boun Ok PhanSa, Ok Vatsa: Sortie du Carême bouddhique
La fête de la sortie du carême bouddhique: ou encore Boun Pavorana.
Les bonzes sont restés en permanence pendant les trois mois pluvieux (du huitième mois au onzième mois de l’année). Le quinzième jour de la pleine lune est le jour de la sortie du carême bouddhique. A partir de ce jour, les bonzes sont autorisés à se déplacer librement et en particulier ils peuvent passer la nuit dans une autre pagode que la leur... Durant ce carême, les bonzes se sont engagés à observer la triple obligation appelée ‘‘Traisikkha’’ c’est à dire: Sin (morale), Samathi (méditation) et Phangna (connaissance).
Le jour de la sortie du carême, les bouddhistes lao de l’ensemble du pays organisent une fête. Cette grande fête comprend plusieurs activités: l’éclairage des maisons, des monastères et les édifices religieux pour vénérer le Bouddha, les bonzes et les conseils bouddhistes.
Le soir, vers 19h, une procession aux chandelles est organisée dans toutes les pagodes. Après avoir tourné trois fois autour du sanctuaire en hommage à Bouddha, laïcs et religieux déposent des chandelles allumées et des fleurs sur un « Heua Fay Khok» (lampion terrestre) qui représente une pirogue faite en bambou. Ces lumignons sont placés dans la cour et autour des monuments de la pagode. Dans les villages, toutes les cours et façades des maisons sont illuminées par ces embarcations flamboyantes.
Dans la soirée une cérémonie de lâcher les embarcations lumineuses ou la cérémonie du Lai Hua Fai est organisée sur les rivières en particulier sur le Mékong. (signifiant ainsi l’expulsion du Bouc émissaire, ou des mauvais Génies).
Les Lao font des vœux demandant une bonne santé, la prospérité et la longévité. La plupart des habitants vivant le long d’une rivière font des courses des pirogues. Selon, la croyance, le tout pour commémorer les nâgas, les divinités protectrices des fleuves et des villes
Boun Souang Heua:
La fête de la course des pirogues
Le premier jour après Boun Ok PhanSa c’est à dire la sortie du carême, commence le Boun Souang Heua, la fête de la course des pirogues. Elle a lieu annuellement surtout à Vientiane et dure toute la journée.
Plus d’une vingtaine pirogues sélectionnées parmi les villages riverains du Mékong et de la Nam Ngum participe à cet évènement annuel. Les pirogues sont considérées comme sacrées et possédant une âme, elles font l’objet d’un baci par les anciens du village et d’une bénédiction des moines.
Les autorités de la capitale de Vientiane se rendent à cette occasion dans les autels de la cité pour faire des offrandes aux génies tutélaires de la ville et demander leur protection pour le bon déroulement de la fête.
C’est la grande course de pirogues annuelle sur le Mékong qui durera toute la journée; une foule immense suivra les courses au bord du fleuve. Et la plupart des habitants vivant le long d’une rivière ou du Mékong font des courses de pirogues tel qu’à Savannakhet, Sébanfay, Sayabouy……
La fête du Kathine Boun «Kathine»
Apres la fête de la sortie du carême bouddhique, suit la fête du Kathine qui est une des activités qui exprime la croyance et la reconnaissance aux bonzes qui ont accompli leur retraite pendant trois mois dans leur pagode. Durant un mois après la sortie du carême, il y aura des offrandes de vêtements composés plus particulièrement un sangkhati, une toge et une jupe, ainsi que d’autres produits à l’usage personnel des bonzes. En dehors de cette période, la fête d’offrandes similaires s’appelle Phapa.
Les fêtes du douzième mois sont les actes de vie les plus importants des lao et sont respectés depuis la nuit des temps. Ils constituent une coutume et la croyance envers le bouddhisme. Selon les lao une fois que ces actes sont accomplis ils obtiendront plus de mérites, de bonheur et seront plus prospères. En dehors des ces fêtes, il y a aussi la fête traditionnelle du That Luang, à Vientiane. Cette fête est une des plus importantes fêtes organisées au Laos. La fête du That Luang est organisée le jour de la pleine lune du 12ème mois du calendrier lao correspondant au 11è mois du calendrier international.
*Boun Namatsakane Pha That Luang •(Hommage et dévotion au grand stupa).
En dehors de ces fêtes périodiques, la fête traditionnelle du stupa de That Luang, entièrement doré, grand mausolée qui a été édifié au 16ème siècle par le Roi Saysethathirath, a lieu le jour de la pleine lune du douzième mois du calendrier lao correspondant au Onzième mois du calendrier international.
La fête du That Luang à Vientiane se situe au sommet des festivités religieuses. C’est une des plus grandes fêtes lao. Elle se déroule dans l’enceinte et sur l’esplanade du sanctuaire lao le plus prestigieux et le plus sacré: le That Luang, accueille pour l’occasion des centaines de moines et des dizaines de milliers de fidèles.
La fête de la vénération du stupa du That Luang s’organise tous les ans, un jour après celle du Vat Simeuang qui contient le pilier de la ville de Vientiane.
A la suite de la fête du stupa du That Luang, les pagodes de Ongteu, Inpéng et Wattay ont organisent successivement leur fête annuelle. Ces pagodes sont considérées comme les plus importantes de la capitale Vientiane.
Une cérémonie plus importante qu’il ne faut pas oublier est celle du Baçi Soukhouane. Le Baçi Soukhouane peut s’organiser tous les mois de l’année car il est devenu populaire au sein de la population lao.
En fin les douzièmes fêtes traditionnelles appelées Hit Sipsong constituent des coutumes, et des rites que les Lao doivent appliquer de générations en générations. Les ancêtres lao avaient adopté les conseils du Bouddha comme règles à appliquer jusqu’à nos jours.
KPL