
La fête des morts est célébrée deux fois dans l’année, le 14ème jour de la lune décroissante du 9e mois du calendrier lao, (cette année, Boun Ho Khao Padapdine, le lundi 21 aout ), et à la pleine lune du 10e mois du calendrier lao, Boun Ho Khao Salark , le mardi 5 septembre . Toutes les deux fêtes sont célébrées à travers tout le Laos.
Boun Ho Khao Salark , la deuxième fête des morts survient 15 jours après la première . Elle a lieu à la pleine lune du dixième mois, et revêt une double finalité, fête en faveur des morts et fête agricole. Les rites concernent trois destinataires, les bonzes, les trépasses et les divinités de la rizière. Cette année tombe juste le mardi 5 du mois courant.
Le Boun Ho Khao Padapdine marque la mi-carême bouddhique .... Tandis que Boun Ho Khao Salark , survient 15 jours plus tard . Elle est célébrée à la pleine lune du dixième mois du calendrier lao.
Selon les préceptes du Bouddha, c’est dans la période du carême que les bouddhistes lao doivent s’abstenir de commettre de mauvaises actions ou d’avoir des comportements contraires aux enseignements religieux. Ils appliquent ainsi le Dharma, c’est à dire le respect des cinq commandements du Bouddha, la médiation et l’aumône… C’est aussi le moment où s’achèvent les travaux agricoles effectués pendant la saison des pluies, comme le repiquage du paddy.
Les offrandes aux trépassés sont remises aux moines le matin même du Takbat. Ces offrandes, qui sont contenues dans un Kouei, panier en bambou, comprennent de la nourriture et des objets de première nécessité. Les noms des personnes décédées auxquelles sont destinées les offrandes, sont inscrits sur le panier qui est tiré au sort ( Chok Salark ) parmi les religieux. Le bonze ou le tourbillon qui reçoit les offrandes est chargé de les transmettre aux défunts qu’il appellera dans ses prières.
Alors la première fête, HoKhao Padapdine veut dire faire des paquets de riz et les déposer par terre. Cette fête qui est célébrée le 14e jour de la lune décroissante du neuvième mois peut considérer comme la mi- carême bouddhique. Ces jours-là, le roi de l’enfer, Chia Nhomphibane permet aux damnées de revenir sur terre pour accueillir une part des mérites dédiés par leurs parents. Cette nuit sans lune, au plus profond de l’obscurité (entre trois et quatre heures du matin), de la nourriture salée, des fruits et des gâteaux, des chiques de bétel et des cigarettes sont mis dans des récipients en feuilles de bananier qui eux-mêmes sont déposés par les fidèles dans la cour des pagodes, au pied des That, ces stupas contenant les cendres des disparus, ou encore au pied des arbres ... et là, dans l’obscurité nocturne, les morts sont autorisés à venir recueillir ces libéralités.
Le matin, cérémonie habituelle de prières, de demande et d’acceptation, d’offrandes du premier repas de la journée aux moines a lieu suivi d’une lecture de textes sacrés par ces derniers.
Durant ces jours de deux fêtes, les fidèles aiment faire des Phakhao Thip ou riz angélique, un plateau de neuf bols contenant une variété de nourriture, en général les plats préférés des défunts. Ces plats sont offerts aux moines qui mangent la nourriture et transmettent les mérites aux disparus ; enfin les fidèles adressent des prières à leurs ancêtres et ne pas manquer de faire bénir de l’eau par un bonze avant de la verser, goûte à goûte, sur la terre, c’est à dire ‘‘Yat Nam’’. L’eau et la terre sont témoins de la bonne action des pratiquants. Elles accordent longue vie à toute personne qui offre avec le coeur serein. Celui qui fait un don demandera chaque fois au génie de la terre, ‘‘ Nang Thôlany’’, d’être témoin de son action. Il la prie d’emporter son offrande ou ses bienfaits à des personnes décédées. Si on ne fait pas ce YatNam on excite que les disparus bien aimés ne peuvent plus recevoir tous ses libéralités. La fête est familiale, une journée de toute la parenté et des ancêtres.
Les rites habituels d’acceptante des cinq préceptes et de lecture des textes sacrés suivent.
Le soir, les moines les laïcs font la triple circumambulation du principal sanctuaire, tenant à la main des fleurs, des chandelles et des bâtonnets d’encens!